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14/05/2013

Solo Concarneau 2013: une étape importante vers la Solitaire du Figaro

Parcours Concarneau- Ouessant-Ile d’Yeu- Concarneau.

 

 

IMG_2561.jpgComme ma fille l’a annoncé un résultat de 21 ème sur 30 est très honorable compte tenu de mes objectifs.   Mon souci de vérité m’amène à dire qu’en fait j’ai fini en queue de peloton de ceux qui sont arrivés car il y a eu 9 abandons...

Les conditions pourtant n’ont pas été très difficiles quoique par moment très humides.Force 5 à 6 au plus fort, pluie parfois violente sous les grains.

 

Des points positifs sont actés: 

- C’est une épreuve qualificative qui confirme la Solo Arrimer puisque je suis arrivé dans les délais impartis pour la sélection.

-  A l’aise dans la vie du bord.

-  Amélioration dans les manoeuvres (toujours très lentes...).

-  Nourriture en progrès grâce au partenariat technique avec Overstim’s spécialiste de la nourriture énergétique pour les sportifs. Je prépare un post spécifique sur ce sujet important.

-  Vêtements: les leçons de la Solo Arrimer ont été tirées et j’ai été plus précautionneux sur le fait de rester sec en me «capellant» bien en (presque) toutes occasions. Ma tenue de rechange a été utilisée un fois quand des infiltrations malencontreuses (braguette de pantalon de ciré mal fermée...) ont mouillé pantalon et chaussettes. Quel plaisir de mettre des chaussettes sèches quand les pieds commencent à refroidir!

Ayant déjà largement bénéficier des conseils de la boutique Nautistore à Paris, temple du vêtement technique de mer, je fais une visite chez Guy Cotten afin de compléter la garde robe (Post à venir).

- Au niveau tactique, je me suis tenu à l’écart de la baie d’Audierne à la montée de la pointe de Penmarc’h vers le raz de Sein et à la descente, ce qui s’est révélé judicieux.. En effet, ceux qui sont allés chercher le vent «au large» s’en sont bien mieux sortis. Cette option m’a longuement caressé l’esprit mais j’ai choisi de rester proche de la route directe en virant de bord régulièrement aux changements de direction du vent ce qui était une solution sage mais qui n’a pas «payé».

 


J’ai listé beaucoup de point d’améliorations:

-  Job list complètée sur l’amélioration du bateau.

- Erreur de débutant: auto médication au niveau d’un antalgique. En complément à une cure d’anti inflammatoire destinée à combattre mon mal de dos,  au lieu du traditionnel Paracétamol que j’avais en quantité à bord, j’ai pris une version contenant un opiacé qui, mélangée à d’autres médicaments, qui peut créer somnolence voir vertige  d’après la notice lue à postériori par Maje ma femme.

En revanche, j’ai réussi à limiter mes endormissements à des tranches de 25 minutes. La majorité du temps réveil avant la sonnerie.

Malheureusement, tranches beaucoup trop nombreuses pour la performance. Je vais être plus rigoureux en suivant les prescriptions de mon ami généraliste et caravelliste et bientôt bénéficier des conseils du Dr Jean Yves Chauve, médecin de la Solitaire et grand spécialiste de l’accompagnement médical des courses au large en solitaire.

Achaque réveil, premier réflexe: vérifier le réglage de voiles car le vent mollit ou forcit et change en direction. Une fois, le bateau à nouveau bien réglé, analyse de la situation sur l’écran d’ordinateur: avancement, position par rapports au concurrents. Réflexion sur la stratégie.

Pour information les périodes de sommeil se passent assis au fond du bateau, calé sur un spi. Suffisamment confortable pour dormir et pas trop comme une vraie couchette afin de réduire la durée et arriver à s’extraire dans la minute.

- Barre beaucoup trop confiée au pilote électronique. Au «reaching» (vent de travers) la performance est bonne. Au près (remontée contre le vent), la perte en cap est importante dans le clapot que nous avions au large; de l’ordre de 3 à 5 ° ce qui fait beaucoup sur de longues distances.

Au delà de mes somnolences, je voulais ménager mon dos et je n’ai pas passé assez de temps à la barre.

Je me prends au jeu de voir la bateau avancer sur la carte grâce au traceur comme dans un jeu vidéo. Il va falloir être plus actif sur le pont!

- Décisions de choix de voilure un peu timoré. Passage du Génois au Solent trop largement anticipé avant que le vent rentre vraiment pour avoir une manoeuvre facile + passage tardif du Solent au Génois après avoir viré l’Ile d’Yeu = bateau sous-toilé dés que le vent mollissait.

- Réglages des voiles et de l’assiette du bateau encore approximatif par rapport aux concurrents qui continuent à aller plus vite. Je continue néanmoins à entrevoir des adversaires à ma portée que j’espère  taquiner en juin prochain.

 

En conclusion, cette course a été globalement effectuée en mode «convoyage» à l’insu de mon plein gré. J’espère pouvoir attaquer le Figaro de façon plus offensive tout en restant dans mon état d’esprit: je fais au mieux, à mon rythme, sans prise de risque, avec l’objectif de finir à Dieppe quelque soit le classement...

 

Gilles

 

 

 

 

 

 

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