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09/06/2013

Pointage 09/06/13 à 08:00 39e/41

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Le jour s'est levé et le vent est tombé.

Les skippers abordent le cap Finisterre dans la brume et la pétole. Les risées sont dures à lire sur l'eau toutefois le vent de sud-ouest permet à Gilles d'avancer à une allure de 4 noeuds.

Gilles est 39e mais à seulement 7.9 miles de Jérémie Beyou (1er), les marins sont groupés et il reste 200 miles jusqu'à Gijon pour sortir son épingle du jeu! 

Debriefing de la 1ere étape

Accueil Bordeaux:
Arrivée de toute la flotte au moteur. Passage du magnifique pont Chaban-Delmas dont la chaussée/tablier était relevée. 
Les quais était remplis par plusieurs dizaines de milliers de personnes qui acclamaient skippers et bateaux qui passaient à quelques mètres d'eux.   J'avais oublié que mon nom figurait sur le coté du roof et était surpris pas les vivas "Allez Gilles" ou même "Allez Gilou" Des familles entières étaient présentes. Moment très émouvant.
Je n'étais pas venu à Bordeaux depuis plus de 20 ans. Quel changement! Quelle intelligence dans le réaménagement des berges, la restauration des batiments et les lignes de tram.
 Le village de la course installé au coeur de la ville n'a pas désempli avec des centaines de  milliers de spectateurs.
 
Départ et descente de Gironde:
Après une semaine de préparatifs, de manifestations et de rencontres avec les journalistes, enfin le jour du départ est là après un convoyage jusqu'à Pauillac au milieu des troncs d'arbres et autres morceaux de bois charriés par la Garonne.
Des dizaines de milliers des spectateurs sont amassés le long des berges, sur les bateaux spectateurs affrétés par les sponsors. Ma famille la plus proche est au grand complet sur les quais de Pauillac avec y compris Romane, notre première petite fille agée de 2 mois dans une magnifique tenue de marin choisie par Raphaëlle sa maman.  
Départ moyen avec un mur de Figaro au bateau comité. Dans cette remontée contre le courant, je choisis de suivre la rive coté Pauillac car c'est là qu'est mouillée la bouée de dégagement. Une moitié de la flotte choisit de partir vers l'ile de Patiras et  doit traverser le courant fort.   Je vire la bouée au vent en milieu de peloton ce qui est satisfaisant. Descente sous spi, puis remontée au vent pour sortir de la Gironde. Là, divine surprise très jouissive, j'arrive à tenir des leaders de la flotte qui avaient choisi une mauvaise option et dont je pensais qu'ils ne feraient qu'une bouchée de moi. Mieux même, je reviens sur des bateaux devant. Je sais que ce sera momentané mais quel plaisir! Seule erreur, bascule de vent de 20 ° à droite mal anticipée vers Royan qui me fait perdre 7 places avec la bouée de sortie.
 
 
 Traversée Golfe de Gascogne: Enfin le large!
Pour le navigateur solitaire c'est toujours un moment attendu de se retrouver au large, face à lui-même et aux éléments. J'ai la satisfaction de rester "dans le coup" avec une dizaine de concurrents derrière et à 3 miles des premiers malgré des repos courts mais (trop) souvent répétés. Grand plaisir que ces couchers de soleil splendides, ces croissants de lune se détachant de la nuit noire et ce ciel magiquement étoilé. Amusement du jeu des dauphins qui se relaient devant  l'étrave de jour comme de nuit.
Je profite de ce temps clément pour accumuler du sommeil en vue de la suite annoncée.
De nombreuses pensées vont à  ceux, qui je sais, suivent mon "tracking" avec attention et espoirs avec au premier rang d'entre eux, Maje ma femme qui j'en suis sûr ne perd pas un mile du parcours.
 
Passage du Cap Finisterre 
Les prévisions météo avaient été claires: renforcement notable du vent entre le Cap Ortega et le Cap Finisterre. 20 à 25 nds avec rafales. C'est à dire force 5 rafales à 6.
Par précaution, au moment de l'empannage pour passer babord amures et commencer à arrondir la pointe Ouest de l'Espagne, j'envoie mon petit foc, le solent et j'affale le grand spi pour le remplacer par le spi de brise.
Changement heureux car la nuit tombe et comme prévu le vent se renforce. La mer se lève progressivement également.  Le début de rafales à 30 noeuds n'étaient pas prévues et je dévale les vagues au surf de façon impressionnante les vagues qui deviennent fortes.
 A un moment, je suis en route collision avec un gros bateau de pêche. Je pense passer devant mais ce n'est pas évident, l'alignement reste fixe. Je suis donc obligé de lofer ce qui me fait partir "au tapis" par  3 fois. Heureusement, le gréement et le mat du Figaro 2 sont bien costauds. 
Le bateau grâce à sa carène et à ses deux safrans reste très stable. Les gerbes d'écume et des paquets de mer commencent à déferler régulièrement sur le pont. Je suis attaché serré dans le cockpit avec la longe de mon gilet à gonflage automatique dans lequel sont intégrées mes balises de détresse. Des rafales à 35 noeuds et l'appréhension d'enfourner lors des pointes à 17 noeuds me font prendre la décision d' affaler.  Manoeuvre qui se passe sans problème car le spi est étouffé sous le solent et la grand voile; le pont est rapidement en ordre. Bien m'en a pris car les rafales passent maintenant à 40 nds, c'est à dire force 8...
Au lever du jour, le vent commence à se calmer.
 
Galice & Portugal 
Le vent chute brutalement et le grand spi est rapidement envoyé. Le plein vent arrière est à exclure pour des raisons de vitesse. Commencent alors des empannages tactiques. Je commence un bord vers la ria de Arosa où j'ai contribué à créer dans les années 70 l'équivalent des Glénan en Espagne où la voile restait encore très aristocratique. Pendant 4 ans, les stages de Pâques froids et ventés ont permis de former la base de moniteurs nécessaire à l'envol du Cina. D'autres dirigeants ont pris la suite de mon ami, président fondateur, José Castellote. Le centre semble bien tourner et ma fille Maureen y a même effectué un stage il y a quelques années.
Ce rapprochement de la côte bénéfique au début, s'est révélé un piège car je n'ai pas pu comme je l'espérais m'en échapper avant le jour pour aller toucher du vent d'Ouest.
Je vois donc passer des bateaux assez largement distancés. Dans les dernières heures, je passe en mode régate pure avec réglages permanents très attentifs afin de garder les quelques bateaux espérés derrière.
Dans la "pétole" de cette fin de course, il faut garder les nerfs solides afin de profiter du moindre souffle. La ligne passée à 22:40 soit 6 heures après le premier est un soulagement. J'ai échappé à une 4 ème nuit en mer.
 
Objectif atteint: je suis à l'arrivée de la première étape à Porto, en bonne forme, n'ayant rien cassé et n'étant pas dernier!
 

08/06/2013

Vamos a Gijon

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07/06/2013

Enfin Porto

 

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Après un peu de repos Gilles revient sur sa course:

Le cap Finisterre? " âmes sensibles s'abstenir" et pour la suite? "Je suis offensif"!

Un débriefing complet est en cours de rédaction par notre skipper!

 
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